Le Grand spectacle
« Tout le Québec à l’unisson »
Cette année, les rassemblements n’ont pu avoir lieu comme prévu et les grands événements de Québec et Montréal ont malheureusement dû être annulés en raison de la pandémie. Le MNQ et le Comité de la Fête nationale de Montréal ont décidé de joindre leurs ressources pour déployer, en moins de sept semaines, un spectacle uniquement télévisé de haut calibre et teinté indéniablement de moments forts. Impliqués dès le départ et ce, dans toutes les sphères du concept, de l’idée thématique à l’élaboration des visuels et le développement des autopromotions du spectacle, c’est grâce à l’expertise du MNQ en événementiel et aux compétences de l’équipe que ce projet a pu aller de l’avant.
Sous la direction artistique de Jean-François Blais et dans une ambiance festive où tous semblaient heureux d’enfin pouvoir se retrouver pour célébrer notre fierté nationale, c’est plus d’une quarantaine d’artistes qui se sont unis pour faire danser et chanter les Québécois.es dans les cours et les chaumières du Québec.
Enregistré depuis l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières et sous le thème «Tout le Québec à l’unisson», les animateurs Pierre Lapointe et Ariane Moffat ont fait un travail colossal dans des circonstances exceptionnelles. Sur la scène, devant aucun public– distanciation physique oblige- de nombreux acolytes se sont joints au duo d’animateurs pour offrir des prestations remarquables qui révélaient assurément toute la fierté qui se dégage de notre culture unique et riche. Ainsi, Patrick Michaud, Lara Fabian, Michel Rivard, Marie-Michèle Desrosiers, Marie-Mai, Louis-Jean Cormier, Isabelle Boulay, Richard Séguin, Luce Dufault, Émile Bilodeau, Cœur de pirate, Vincent Vallières, Alexandra Stréliski, Hubert Lenoir, Les Sœurs Boulay, SOMMM, Fouki, Les Trois Accords, Roch Voisine, Paul Piché, Diane Dufresne, Martha Wainwright, Corneille, Mara Tremblay, Marie-Pierre Arthur et Jim Corcoran sont venus manifester un profond témoignage d’amour pour la solidarité dont a fait preuve le peuple québécois au printemps précédent.
Le discours patriotique, découpés en segments et proposant un mélange de contes, de slam et chansons, a été livré par Fred Pellerin, Elisapie, Christine Beaulieu et Gregory Charles avec beaucoup d’émotions. Il nous a raconté ce nouveau monde dans lequel le Québec est plongé et changé par la pandémie, tout en rappelant que c’est en étant UNI qu’un peuple trouve sa force et son sens, ce qui nourrit sa fierté. De plus, quatorze musiciens, trois orchestres, trois chorales, une troupe de danseurs de Trois-Rivières et quatre choristes ont accompagné la kyrielle d’artistes originaires de partout au Québec pour ce grand moment de fierté nationale télévisé.
Le numéro d’ouverture du spectacle qui proposait des images d’archives relatant de grands souvenirs de la Fête nationale des années 70’ à aujourd’hui a certes donné le ton à cette démonstration d’amour pour le Québec sur la musique de l’Orchestre Métropolitain. De la Saint-Jean de papier, numéro hommage à Claude Lafortune et dont le texte fut porté par le porte-parole officiel de la Fête, Didier Lucien, en passant par le numéro des fenêtres sur la chanson Promenade sur Mars ou la fougue et le talent incontestable de la grande Diane Dufresne arborant fièrement le lys blanc dans sa chevelure, le grand spectacle télévisé a conquis les téléspectateurs à l’écoute.
Quatre réseaux de télévision unis pour le Québec
Diffusé sur les quatre grands réseaux de télévision généralistes (Télé-Québec, Radio-Canada, TVA et V) qui se sont, eux aussi unis solidairement pour l’occasion, l’émission a réuni en moyenne 1,9 millions de téléspectateurs, soit 70% de l’auditoire télé entre 20h et 22h33 pour sa première diffusion du 23 juin. Cette association des quatre réseaux est une première pour la Fête. Si elle a ravi les Québécois.es, elle a permis à un plus grand nombre de personnes de pouvoir regarder le spectacle. Sans aucun doute, l’événement a réussi avec brio sa mission de fierté, bien qu’à lui seul, il avait la lourde pression de remplacer les quelques 1300 spectacles habituels que l’on retrouve généralement les 23 et 24 juin. Ces quatre réseaux de télévision ont aussi permis de favoriser une meilleure promotion de l’événement télévisé en diffusant respectivement la même publicité autopromotionnelle créée par le MNQ, invitant les Québécois.es à regarder le spectacle et ce, durant les deux semaines précédant la diffusion du 23 juin.
Critiques élogieuses pour un spectacle rassembleur et inclusif
Jamais dans l’histoire une édition de la Fête n’aura fait couler autant d’encre. Le manque de sujets d’actualité autre que celui de la Covid-19 et la pandémie y étant liée explique sans doute les choses. Alors que tout le monde culturel était à l’arrêt quasi complet depuis des mois, la Fête nationale du Québec et son spectacle télévisé est venu se positionner dans l’actualité comme le seul événement culturel offert à tous. Il faut le dire, les Québécois.es avaient hâte de revoir leurs artistes préférés lors du grand spectacle unique présenté à la télévision. Une couverture médiatique jamais vue au cours des dernières années où parfois, les rassemblements de la Fête se noient dans une marée d’autres événements culturels comme les Francofolies, le théâtre, des sorties littéraires ou d’autres spectacles en salles privées. Si le mois de juin a été éprouvant pour les équipes de communication qui travaillent à l’organisation de la Fête nationale notamment par des délais extrêmement serrés, les critiques du spectacle «Tout le Québec à l’unisson» ont été unanimes : ce spectacle a été une grande réussite, dans un contexte on-ne-peut-plus difficile. En voici quelques-unes :
https://www.journaldemontreal.com/2020/06/23/un-spectacle-de-la-fete-nationale-qui-fait-du-bien
https://www.tvanouvelles.ca/2020/06/25/spectacle-de-la-saint-jean-une-visibilite-en-or-pour-trois-rivieres
https://www.journaldemontreal.com/2020/06/24/fete-nationale-la-reussite-du-spectacle-tout-le-quebec-a-lunisson-saluee
Un drapeau qui a fait parler de lui
Malgré les critiques dithyrambiques concernant le Grand spectacle, certains chroniqueurs et médias ont décrié un manque de drapeaux pendant la captation de l’événement. Bien que généralement les marées bleues de drapeaux soient brandies par la population devant les scènes des grands rassemblements de Québec et Montréal, tous deux télévisés, le MNQ a admis son erreur d’avoir sous-estimé l’absence de foule quant à la visibilité de cet emblème national. Il ne s’y prendra plus à l’avenir et mettra tout en œuvre afin que ça ne se reproduise plus.